Claire

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posté le 2009-01-28 à 17:19:00
Bon étant donné le post que viens d'ouvrir en vous demandant des entretiens, et bien il me semble légitime que je parle un peu plus de moi, pour celles qui me me connaissent plus ou moins bien. Je ne garanti pas que je vais faire court.
J'ai 20 ans, 21 en mai. Je suis étudiante en licence 3 de socio et je ne sais pas trop par où commencer.
La première fois que j'ai voulu vomir peut-être...
L'année dernière, été 2007 j'ai commencé un régime avec une diététicienne. Je voulais perdre du poids parce que je me trouvais trop grosse et pas super super jolie en plus. Enfin à la fin de ma première année de licence, j'ai eu un élan d'envie que les choses changent. J'avais envie d'être belle, un peu plus femme (ben oui, c'est que je prends de l'âge et je ne veux plus rester ados, au placard les pantalons troués et la baskets). J'avais aussi envie d'être plus mince, d'être aussi plus intelligente de savoir plus de chose, pour réussir mes études, mais les réussir et être excellente. Alors j'ai fait plusieurs choses en même temps. Je suis allée voir une diététicienne, j'ai travailler pendant l'été pour gagner des sous, et j'ai essayé de lire au maximum pour préparer ma deuxième année que je voulais faire en double licence (histoire et sociologie). J'ai changé de couleur de cheveux, j'ai acheté ne nouveaux vêtements, je me suis maquillée et coiffée un peu plus. Une petite révolution. Pour préparer cette deuxième année de licence, j'ai aussi demander des conseils pour m'organiser au niveau du travail à une amie en classe prépa à Toulon. J' ai commencé mon année avec des planning. J'avais mon régime, donc planning alimentaire, j'avais un planning pour les semestres de l'année, où je marquais les partiels et les plus gros travaux à rendre; j'avais aussi un planning pour la semaine, j'y marquais tout ce que je devais travailler, quoi lire, quoi écrire à quelle heure de chaque jour. J'avais aussi planifier le temps des courses, le temps des loisirs (une soirée par semaine) pour perdre le moins de temps et être la plus efficace possible. Le but de tout ça: arriver à avoir deux licences en même temps avec des "bonnes" notes.
J'ai oublié de dire un truc. Je ne suis pas originaire de Lyon. Je viens du sud est, à côté de Toulon. Je suis venue à Lyon après mon bac parce que j'avais été prise en classe préparatoire, une plutôt bien côtée. J'ai fait cette demande en prépa sur conseils de mes profs de terminale, qui m'ont dit qu'il existait un truc du nom d'"ENS" et que je pouvais peut-être essayé, parce qu'il fallait que je fasse "quelque chose de grand". Alors j'ai un peu découvert ce que c'était, ce en quoi cela ça consistait et je me suis mise à m'y voir un peu. Beaucoup en fait, mais sans réelle conscience de ce que c'était réellement. Je dirais que j'ai rêvé un peu trop fort. Je suis la seule de ma famille à suivre des études encore maintenant. Le niveau le plus haut de diplôme c'est un BTS. Mes cousins et cousines ont arrêtés leurs études au niveau bac. Trois ont fait bac plus 2 en BTS. La seule à être à l'université, mais aussi là seule à être partie dans une si grande ville. Ma maman à un BTS et mon papa un CAP. Il a été ouvrier au début de sa carrière, ma mère est la seule de ses six frères et sœurs à avoir eu son bac. Ses parents étaient ouvriers (usine de tuile) ses frères et sœurs sont ouvriers ou employés, ou au foyer. Mes cousins et cousines sont loin de tous avoir un emploi stable. Et mes cousines, ont eu des enfants tôt, vers 21 ans, ce qui ne les a pas aidé, malgré tout l'amour qu'elles portent à leurs enfants.
Voilà donc je fais un peu figure d'exception, un peu extraterrestre en fait. J'ai toujours été définit comme "l'intelligente". Mais mais mais, en classe prépa à Lyon je me suis retrouvée dans les derniers, pas à ma place totalement décalée par rapport au milieu dans lequel je me trouvais. J'abrège et passe sur ce qu'il s'est passé. Mais je suis restée un mois dans ce lycée, puis suis allée à la fac. A la fac j'ai vu que le niveau n'était pas le même, que les profs se foutaient pas mal des étudiants et qu'ils les sélectionnaient. Je me rappelle, une prof d'histoire moderne nous dire en amphi "préparez vous à vous recycler dans la restauration rapide, puisque vous faites de l'histoire et que ça ne mène à rien", et encore, à la fin de l'année "c'est la dernière séance d'histoire moderne de votre vie puisque que vous ne passerez pas la première année". Bref. Selon les études que l'on fait, on a pas le droit au même savoir, à la même ambition, aux même rêves, au même avenir, aux mêmes possibilité de choix. En prépa, les discours c'était "vous êtes les hauts fonctionnaires de demain", "nous allons faire de la grande littérature". Là il y avait le savoir, la "bonne" culture, celle qu'il faut connaître et maîtriser pour choisir un peu sa vie.
Enfin voilà. Sortie de ma prépa et arrivée à la fac, je me suis dit qu'il fallait absolument que j'arrive à avoir les bénéfices de la fac et de la prépa en même temps. Alors j'ai voulu bosser aussi les cours de classe prépa. Arriver à faire comme eux, des dissertations, problématiser des sujets de la même manière, avoir une culture général identique. Mais ce n'est pas facile de faire ça à la fac, et pas facile de le faire seule non plus. La double licence aussi c'était pour faire un maximum de chose possible.
Bon donc régime , deuxième année de licence. J'ai perdu du poids grâce à mon régime, rentrée super en forme. tout roule comme je veux.
Stressée, très stressée mais comme d'habitude en fait. J'ai fait un exposé une semaine après la rentrée. J'ai bossé dessus comme une folle et je l'ai complètement planté à l'oral. Mais complet et j'ai eu une sale note. Je suis rentrée chez moi, j'ai pas arrêté de pleurer. Régime toujours. J'ai mangé les deux carreaux de chocolat auxquels j'avais droit le soir. Mais j'en avais marre, je me sentais trop nulle. Mais d'une nullité !!!!! Pas belle , grosse et trop conne en plus. Incapable de faire un truc bien. J'ai mangé la tablette entière de chocolat, m'en suis voulue à mort? Pas encore assez maigri et en plus je mange du chocolat. Je n'y avais pas pensé avant mais ça ne pouvais pas rester dans mon ventre. Je me suis remise à pleurer, et à taper sur mon ventre. J'ai essayé de vomir, je n'ai pas réussi.
J'ai pleuré toute la soirée et puis suis allée me couchée. Puis je me suis dit... vomir... si j'y arrive, je mangerais de temps en temps ce que je veux sans conséquences et en continuant mon régime. Je perdrais peut-être plus vite. Je ne dis pas que c'est intelligent comme réflexion, mais c'est ce que je me suis dit. Alors après j'ai réussi à vomir.
Bon ça fait un moment que j'écris, je continuerai plus tard. Désolée, ce sera en plusieurs morceaux
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